Energies renouvelables: Le Cameroun s’arrime au biogaz
Les premières utilisations viennent d’être expérimentées dans certains ménages.
L’eau et la présence d’animaux dans une zone, ce sont là quelques conditions critiques de développement du biogaz. Celles-ci sont pratiquement remplies dans la majeure partie du territoire camerounais. C’est le cas particulier des régions de l’Extrême- Nord, du Nord, du Nord-ouest et l’Adamaoua, l’Ouest et de l’Est. Ce sont des zones où l’on pratique l’élevage et où l’on rencontre des cours d’eau parfois en abondance. Elles ont été des lieux propices pour effectuer une étude de faisabilité sur le développement et la promotion du biogaz au Cameroun. Sous la houlette du ministère de l’Eau et de l’Energie, le pilotage de cette étude a été confié à l’organisation néerlandaise de développement, SNV, une Ong internationale présente au Cameroun. L’étude a effectivement commencé en juin 2009 avec la visite du terrain de l’équipe de consultation. La conduite d’une phase de démonstration qui s’est déroulée le 21 Août au 31 Décembre 2009; posait le préalable de la sélection des ménages disposés à contribuer financièrement et en nature mais aussi, ouvert à partager leur expérience avec cette technologie nouvelle. La phase de démonstration avait pour objectif de mesurer le niveau de transfert et d’appropriation de cette technologie et l’importance du biogaz dans l’amélioration des de vie des pauvres, les niveaux de contribution des bénéficiaires et les possibilités de mettre en place le mécanisme d’intervention de différents pendant la phase de vulgarisation. Ce processus de sélection a permis la sélection de 36 ménages à travers le territoire camerounais. Des premiers résultats obtenus, il en ressort que prés de 23 bio-digestiseurs ont été construits dans les localités préalablement définies partant de la réceptivité des ménages. Il s’agit de 6 dans le Nord, 4 dans l’Extrême-nord, et 13 dans le Nord-Ouest.31 maçons ont été formés à la construction de ces bio digesteurs. Jusqu’en février 2009, l es 2/3 de ces bio-digesteurs sont déjà opérationnels à la satisfaction des ménages qui ont eu à suivre. Selon le Directeur national de la SNV-Cameroun, Duncan, « Les différents témoignages sur le terrain, les photos de terrain, et autres supports collectés montrent à suffisance que cette technologie est adaptée au contexte camerounais, qu’elle est facile à utiliser et à maintenir, les camerounais pourraient s’en approprier facilement enfin elle apporte de réelles réponses aux préoccupations profondes populations du milieu rural ».
Bertille Moné
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